On est le 31 octobre ,il y a un ans tout juste j'arrivais à limoges, je revenais de loin, et je savais même si j'en étais malade d'être partie, que je signais la fin des galères et que je recommencais tout!! un an après, je suis seule dans la rue, ivre et desespérée au milieu de la nuit!! boby je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fait pour moi cette nuit là!
ce que je trouve fou dans cette histoire, c'est qu'il y a exactement un an, je ressentais la même douleur dechirante, et je m'efforçais avec la même ardeur de relever la tête comme je l'ai toujours fait
on est les 1 novembre, je refuse de m'enfermer chez moi, et mon coeur se déchire à la vu de mes amis heureux ensemble et qui s'aiment au-delà des difficultés, au delà de tout, au delà du spleen comme dirait Baudelaire!! malgrè tout l'amour que je leur porte, les larmes me montent et brouillent ma vision, avant de couler sur mes joues, à chacune de leurs tendresses, à chaque fois que son nom est prononcé et qu'il résonne en moi, traversant mon corps, comme il y a un an, le souvenir du son de la mer, de l'odeur des pins, bercé par le chant des cigales, dans ce décors idyllique où nous avions pour habitude avec mes amis de nous allonger, les pieds dans le sable, à attendre, attendre que le temps passe...
je rentre chez moi, relisant le passage de La Princesse de clève où le mari de cette dernière meurt d'amour pour elle après qu'elle l'ait trompé..
on est le 2 novembre, je me bats pour ne pas interrioriser, je me bats pour ne pas avoir à être seule. l'appétit refuse de venir, je me force à manger, je me force à ne pas pleurer, à arrêter d'espérer, je force le destin à nous réunir à nouveau...
Je comprend soudainement, que le destin n'est rien, et qu'il est inutile de forcer les choses à arriver d'elle même! je comprends que nous n'avions pas la même vision des choses, et que la vie nous réunira peut-être un jour, si elle le doit..
je retrouve cette capacité que j'ai toujours eu , celle de nier mes émotions, jusqu'à ce qu'elles disparaissent totalement, je ne souffe plus..
je regarde dehors, il fait beau.. je sors, pour respirer l'odeur rassurant de la pluie qui séche sur l'herbe abondante, je marche entre les arbres, et peut enfin affirmer avoir tourné la page!
je t'aime..
On est le 5 janvier, j'oublie, j'ai oublié!
